Les rues et les places de notre village
Dans un précédent article du blog, nous avions évoqué les différents lieux-dits de la campagne de Bouzillé. Nous allons nous intéresser aujourd’hui à nos rues et places dans le bourg et dans le village du Fossé Neuf.
Pendant longtemps, comme le montrent les vieilles cartes postales, il n’y avait que deux rues du bourg à être nommées : la Grande Rue, appelée aussi rue de l’Église et la rue de l’Enfer ( précisons, pour cette dernière, que cela n’a rien à voir avec « le Paradis » ou « l’Enfer ».) Il s’agit d’une déformation du mot inférieur, ce qui veut dire que cette rue était moins importante que la rue principale.
Les noms liés à la guerre de 14-18

Sur la proposition de mr Joseph Gallard, ancien combattant de la Grande Guerre, qui fut adjoint à la commune de Bouzillé de 1965 à 1977, la rue de l’Enfer est devenue la rue de Verdun, terrible bataille de 1916.

Le passage menant au cimetière est appelé rue de la Marne, en souvenir de la victoire française de 1914. Dans le même esprit, la place du lavoir, en haut de la rue de Verdun, devient la place du maréchal Joffre, le vainqueur de la bataille de la Marne.
L’extension des noms de rue

En 1979, une consultation est faite auprès des habitants de Bouzillé. Le conseil municipal, présidé par Marcel Réveillère, tient compte des résultats de l’enquête et attribue des noms à une douzaine de rues du bourg. Le choix a été privilégié de respecter les lieux-dits : exemple : la rue des Aires, la rue de la Barre ou de la Croix Bertrand, la rue de la Grand’Fontaine ou du Puits Crotté. Quelques remarques : la Grande Rue devient la rue d’Anjou. On en a profité pour nommer aussi l’impasse de la Paix et quelques chemins, comme celui du Rabotteau, de Gateceau des Rousselières ou de la Crosse.
C’est à la même période que les maisons se sont vu attribuer des numéros posés par les employés communaux.
Les lotissements

Le demi-siècle précédent a vu une vague de constructions neuves, en particulier dans les lotissements dont il a bien fallu « baptiser » les rues. Citons entre autres la rue de l’Ouche du Ballay ( une ouche étant un jardin), la rue des Clérambaults, la rue de la Paragellerie ou la rue Oger de l’Isle, (maire de Bouzillé au début du XIXème siècle )et plus récemment la rue des Marronniers.
Les places
On a déjà cité la place du maréchal Joffre. La place du Chaput mérite une explication : le Chaput est ce ruisseau, presqu’entièrement voûté sur son parcours, qui descend la rue de Verdun et qui séparait, avant la Révolution, les domaines appartenant aux moines de saint Florent et ceux appartenant au seigneur de Champtoceaux.
Les ruelles

En 2019-2020, notre association, sollicitée par le conseil municipal pour donner des noms à quelques passages ou ruelles à l’intérieur du bourg, a fait une quinzaine de propositions acceptées par la mairie. C’est ainsi que sont apparus la voyette des jardins, le passage de la Cour Baudron, le passage de la Galerne ( la galerne désignant chez nous le nord) ou le chemin des abernottes (une carotte sauvage). Quelques places ont été ajoutées comme la place du cours saint Pierre ou la place Margot, en souvenir d’une jeune fille qui aurait été assassinée à cet endroit.
Le Fossé Neuf

Le plus gros village de Bouzillé avait besoin de nommer ses rues. Là encore, il a été tenu compte de la géographie des lieux : rue de la Vallée, ou des activités des habitants : rue des Fours à chaux ou rue des Jardins.



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