Les artisans et la sainte Anne
- jeanhaie49530
- 19 févr.
- 3 min de lecture
Dans un précédent article du blog, nous avions évoqué la fête de la Saint Eloi, patron des artisans du fer et de ceux qui utilisent un étau.
Les artisans du bois ont, eux aussi, leur sainte patronne, Sainte Anne, la mère de la Vierge Marie, dont la fête est célébrée le 26 juillet.
Autant il est facile d’établir le lien entre Saint Eloi, orfèvre, avec les métiers du fer, autant il est plus difficile de voir un rapport bien clair entre Sainte Anne et les métiers du bois.
Les artisans travaillant le bois ont toujours été très nombreux à Bouzillé.
Commençons par les charpentiers-charrons : on trouve, au sortir de la Révolution, la famille Brochet, dont l’un des membres, Théophile, a été maire de Bouzillé. Plus près de nous, au XXème siècle, officiait, près du cimetière, la famille Bondu, Georges, Joseph, Fernand et Gilbert qui fournissait le four à chaux des Fourneaux, en brouettes et autres récipients.

A côté de l’école Saint Luc, les trois frères Gaudin, Jean-Baptiste, Alphonse et Paul, puis Hubert, Bertrand et Jean-Paul, ont maintenu la tradition de la charpente et de la menuiserie.
Les menuisiers ont été représentés par la famille Dandé, Pierre qui était aussi tourneur sur bois, Maurice et par Joseph Lebrun.
Les sabotiers !!!

Voilà un métier qui a disparu dans notre village. Il était pourtant indispensable pour les travailleurs de la terre, de la carrière et du four à chaux. Dans le bourg, Emile Morinière et Joseph Coiffard, façonnaient les sabots. Dans la campagne, Etienne Béchepais, à la Barre, Jean Vincent, à la Trottelière, Pierre Viau à la Grande Noue, chaussaient leurs clients.
Les vanniers : connaissez-vous le pannetier ? C’était le métier de Julien Gravouil, qui fabriquait des paniers plutôt destinés à la présentation de produits agricoles ou fruits, ou de pains. Joséphine Berthon avait même créé son atelier de vannerie où travaillaient quelques ouvrières. Mais le plus célèbre reste Joseph Bossard (voir photo) qui officiait aux Clérambaults.

Les tonneliers

Comme les producteurs de vin étaient nombreux dans la commune, chacun, pratiquement, avait quelques rangs de vigne, les besoins en barriques et tonneaux étaient importants et les tonneliers faisaient partie des maîtres-artisans particulièrement estimés. D’ailleurs certains d’entre eux ont été maires de Bouzillé : Olivier Pommer, Emile Courgeon ou Louis Goupil au XIXème siècle. On était tonnelier de père en fils, comme chez les Brochet, les Pommer, les Courgeon, les Sagot, les Vincent ou les Baron qui tenaient en même temps le café près de l’église. Le dernier tonnelier à avoir exercé son activité à Bouzillé est Jean Terrien dans le quartier de la Grande Fontaine.
Le 26 juillet, donc, les artisans du bois fêtaient leur sainte patronne. Comme les artisans du fer, ils allaient d’une cave à l’autre . Patrice Terrien, enfant à l’époque, se souvient de l’étape des Clérambaults où Joseph Bossard faisait flotter dans une cuve autant de bouteilles qu’il y avait de participants. Comme aime à le raconter Patrice : « Personne ne travaillait le lendemain ! »
Bouzillé a eu la chance d’avoir de véritables artistes : les ébénistes, Jean-Paul Morinière ou Gérard Coiffard, meilleur ouvrier de France.
Dans notre village, on ne retrouve plus trace des charpentiers, des tonneliers, des vanniers ou des sabotiers. Heureusement, Antoine et Fabienne Braud maintiennent une activité liée au bois.



Commentaires